Mon enfant à des terreurs nocturnes : que faire ?

Après avoir dormi pendant une à trois heures, votre enfant se redresse, s’agite et se retrouve en sueur. Il a les yeux ouverts, mais son regard est vide, il prononce un discours qui n’a aucun sens. Il crie, devient agressif et ne supporte pas qu’on le touche. Il a peur et il adopte des gestes de défense, il se débat. Ce sont les signes que l’enfant a une terreur nocturne.

Les terreurs nocturnes sont des troubles du sommeil qui apparaissent généralement à l’âge de 18 mois jusqu’à 6 ans. Pendant l’épisode, l’enfant n’est pas conscient de ce qui lui arrive et il ne s’en souvient pas. Ses causes ne sont pas encore élucidées, mais il y a des facteurs sur lesquels on peut agir pour limiter ses épisodes de terreur nocturne. Adopter de bonnes attitudes et habitudes vous permet aussi de mieux accompagner l’enfant.

Prévenir les terreurs nocturnes

Améliorer sa literie 

L’insuffisance de sommeil est un des principaux facteurs de terreur nocturne. La première chose à faire est donc de permettre à l’enfant d’avoir un repos suffisant en améliorant sa literie. Optez pour le sommier à lattes qui offre une bonne aération à la literie. C’est aussi un modèle ferme et doté d’une bonne durabilité pour accompagner la croissance de votre enfant. Ensuite, choisissez un matelas confortable, antiacarien, antibactérien et hypoallergénique. Il est aussi recommandé de choisir un linge de lit (draps, couettes ou gigoteuses en fonction de l’âge, etc.) doux et en tissu naturel.

Permettez-lui d’avoir un sommeil suffisant 

De 1 an à 2 ans, l’enfant doit dormir pendant 11 à 14 heures par jour. De 3 ans à 5 ans, il doit dormir pendant 10 à 13 heures par jour. Il est important que l’enfant fasse des siestes pour combler ce besoin. Vous devez aussi veiller à ce qu’il ne se couche pas trop tard ou à ce qu’il ne se réveille pas trop tôt.

Offrez-lui un environnement calme et apaisant

En plus d’acheter un lit confortable à l’enfant, améliorez également l’intérieur de sa chambre. Cette dernière doit être isolée des bruits. Sa température doit être maintenue entre 18 et 20 °C pour favoriser l’endormissement. Pendant la journée, aérez-la et faites-y entrer la lumière naturelle afin de garder un environnement propre et sain.

Procurez-lui une routine de sommeil apaisant 

Racontez à votre enfant de belles histoires, ou faites-lui écouter de douces comptines. Évitez de lui infliger des situations stressantes le soir. Par exemple, ne le grondez pas, attendez le jour pour lui expliquer calmement ce qu’il a fait de travers.

Évitez les efforts physiques inhabituels 

La fatigue est également un facteur d’apparition nocturne. Aussi, éviter les sports et les activités qui sollicitent des efforts physiques intenses pour son âge. Interdisez la télévision et les jeux vidéo au moins une heure avant l’heure habituelle pour se mettre au lit.

Les conduites à tenir face à un enfant en pleine crise de terreur nocturne

Ne réveillez pas l’enfant 

Peu importe l’état de l’enfant, ne cherchez surtout pas à le réveiller. Si vous le faites, il en sera davantage désorienté et peut adopter une attitude de fuite.

Évitez de le toucher et de lui parler 

Nombreux sont les parents qui cherchent à rassurer l’enfant en lui parlant et en le prenant dans leurs bras. Ce réflexe est à éviter en cas de terreurs nocturnes, car c’est totalement inutile et risque de prolonger l’état de l’enfant. Restez calmement à côté de lui, il va se recoucher tout seul.

Évitez de parler devant lui de tout ce qui s’est passé 

Ne racontez pas à l’enfant l’épisode de sa terreur nocturne. Le fait d’en parler avec lui ne fera que l’inquiéter et le plonger dans un état de stress.

Ne vous alarmez pas inutilement 

Les terreurs nocturnes ne présentent pas de réel danger pour la santé et le bien-être de l’enfant. Elles ne nécessitent pas de consultation médicale ni de traitement médicamenteux.

Pour conclure, la terreur nocturne touche environ 40 % des enfants, rassurez-vous, il n’y a rien d’anormal. Toutefois, si elle se manifeste fréquemment, parlez-en à votre pédiatre.

 

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